risk & entrepreneurship
novembre 23, 2013 | by emosapiens
Entrepreneuriat & risques, by Charles Beigbeder

On ne créé rien de grand sans prendre de risques

Dans une société minée par l’assistanat, les rentes de situations, les privilèges et prébendes multiples, on a perdu le goût de risque. Or, c’est bien un risque que prend l’entrepreneur quand il décide de créer une entreprise et d’embarquer plusieurs personnes dans une aventure commune : risques matériels, humains et financiers qui requièrent des patrons tournés vers des projets de long terme, ayant de grandes visions pour l’avenir et sachant assumer les inévitables échecs de toute entreprise humaine.

C’est ce risque qui doit être remis à l’honneur

« On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char » affirmait Winston Churchill. Il faut absolument sortir de ce paradigme marxiste qui oppose salariés et patrons. On ne peut demander aux salariés de s’investir dans leur travail s’ils le voient avant tout comme une aliénation au service du grand capital. Patrons et salariés sont condamnés à avancer ensemble ou mourir ensemble.

L’entrepreneur est comme le capitaine d’un navire

C’est lui qui fixe le cap, indique la marche à suivre, motive son équipe et leur délègue l’exécution des tâches. « Le leadership, affirmait le président Eisenhower, c’est l’art de faire faire à quelqu’un quelque chose que vous voulez voir fait, parce qu’il a envie de le faire ». C’est la clé du principe de subsidiarité, qui suppose une relation de confiance entretenue généralement par un management personnalisé, à taille humaine et avec un espace d’autonomie laissé à chacun, bien loin de la mentalité du « petit chef », hélas encore si souvent répandue.

Mais pour que l’entrepreneuriat puisse se développer, le marché de l’emploi doit être plus flexible. On sait que le principal obstacle à l’embauche, outre le coût salarial, réside dans la rigidité du droit du travail qui rend les licenciements complexes et coûteux, au point que les chefs d’entreprise préfèrent ne pas prendre le risque d’embaucher.

Tributaire d’une époque où les salariés effectuaient toute leur carrière dans une même entreprise, le droit du travail n’a pas encore intégré la mobilité extrême du marché de l’emploi aujourd’hui. La logique de sanctuarisation du personnel prévaut encore, là où il faudrait raisonner en termes de « capital employabilité » des salariés qui, à chaque fonction occupée augmentent leur « valeur ajoutée professionnelle » par l’expérience acquise et les responsabilités exercées.

Par ailleurs, l’entreprise ne peut survivre si elle est asphyxiée par des impôts et taxes en tout genre. Elle doit pouvoir dégager des marges suffisantes afin d’être en mesure d’investir et de créer des emplois. Le niveau de fiscalité qui pèse aujourd’hui sur l’entreprise ainsi que la complexité de notre droit fiscal ne permettent pas aux entrepreneurs de mener à bien leur mission.

Au final, être un entrepreneur, c’est partir, avec son entreprise, à la conquête des marchés mondiaux et repousser les limites du possible pour le bien de tous. C’est l’aventure la plus risquée du monde moderne, qui ouvre à la fois des perspectives extrêmement vastes, et oblige en même temps à adapter en permanence son mode d’organisation aux exigences de la compétition mondiale.

Auteur >> Charles Beigbeder - founder of pactepourlafrance.fr et pactepourparis.fr

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