Copyright Bonheur est dans le prés
novembre 25, 2013 | by emosapiens
S’il te plait, dessine-moi un lieu où il fait bon travailler !

A « Great Place to Work », une vraie, pas seulement une entreprise qui cumule les emplâtres sur des jambes de bois : parking, conciergerie, salle de sport en accès libre, mise à disposition de tablette et Smartphone, nombre de jours de RTT avantageux, etc… non, une entreprise qui nourrisse aussi le plaisir de travailler !

Les enjeux ?

À tout le moins, le bien vivre son travail, au mieux, le bien-être au travail et son cortège d’effets bienfaisants. Car, bien-au-delà des frontières de l’entreprise, le bien-être comme le mal-être irradient et impactent l’intéressé « corps, cœur et esprit », tout comme il impacte, par ricochet, son environnement familial et social.

Qui apprécie de vivre ou côtoyer un grincheux, 

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portant sur ses épaules toutes les misères du monde ?

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Qui ne recherche pas la compagnie de personnes dont la joie de vivre irradie et vaut, à son contact, de « refaire le plein d’énergie » ?

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Quant à l’entreprise, les études démontrant le lien entre bien-être des collaborateurs et résultats économiques, sur le moyen et long terme, ne se comptent plus. Au niveau macroéconomique, le cercle des économistes vient de chiffrer à 1% l’accroissement de croissance que procurerait le bien-être au travail ( La chronique du cercle des économistes par Olivier Pastré et Alexandre Jost – Les Échos du 9/10/2013), quand on compte actuellement les quelques dixièmes de % qui nous éviteraient de franchir le seuil de la récession !

Les ingrédients ?

Bien entendu, le préalable, condition nécessaire mais non suffisante, concerne les aspects financiers. Les avantages connexes ne sont pas à dédaigner car ils simplifient sensiblement la vie quotidienne. Mais à eux seuls, s’ils peuvent retenir un collaborateur, ils ne lui procureront pas « le plaisir de travailler ».

Cette partie-là se joue ailleurs. Les ingrédients à réunir pour voir éclore la plaisir de travailler sont décrits, en long, en large et en travers, urbi et orbi ! Études, témoignages, enquêtes, théories, rien ne manque à l’appel.

Malheureusement, nous le savons tous, trop d’informations tue l’information » et « le mieux est l’ennemi du bien ».
L’excellence n’est plus « lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter », mais au contraire « lorsqu’il n’y a plus rien à ôter ».

Partons donc de l’essentiel : à partir de quel moment chacun juge qu’il fait bon travailler dans une entreprise ? Réponse : à partir du moment où :

- son travail a du sens
- il peut s’engager et s’impliquer
- il réalise son travail dans une ambiance agréable
- lorsqu’il le souhaite, il a l’occasion d’apprendre

Dès lors la question devient : Comment l’entreprise parviendra-t-elle à répondre à ces attentes ?

Parmi les multiples « techniques » proposées, les véritables clés du succès reposent sur trois axes d’action sur lesquels spécialistes et praticiens s’accordent.

1. Faire partager une vision qui « porte » (et pas seulement des objectifs chiffrés!)

Il s’agit de partager avec une équipe un projet commun auquel tous adhèrent et qui leur donne envie de contribuer à sa concrétisation.
« La raison d’être d’une organisation est de permettre à des gens ordinaires de faire des choses extraordinaires »,
Peter Drucker

Ce projet concerne tout à la fois :
- la mission que se donne l’entreprise : en quoi est-elle utile (à une cause, à des personnes)
- les valeurs qu’elle prône : la manière de se comporter avec autrui au quotidien.

2. Bâtir une organisation qui valorise chacun

Il s’agit de penser l’organisation de manière à « marier » le mieux possible les activités à mener à bien et les talents des collaborateurs. Tout le monde y gagnera : l’entreprise car le travail sera fait avec pertinence et le collaborateur qui, impliqué et compétent, connaîtra l’état de « flow » .

  Mihaly Csikszentmihalyi définit le « flow » comme  « le plaisir que l’on ressent lorsque l’on réalise quelque chose qui est parfaitement en harmonie avec nous-mêmes, que ce soit dans les loisirs, les relations avec autrui ou au travail ». En état de flow, la personne est complètement absorbée par ce qu’elle réalise (ni ennui, ni anxiété), n’a plus conscience du temps, éprouve un sentiment de bien-être.»

Sans omettre de préciser en quoi la mission de chacun contribue à faire avancer le projet collectif et, une fois l’objectif fixé, de laisser à chacun une marge d’autonomie pour décider du « comment faire ».

Notons qu’une telle organisation sera fatalement évolutive, pour s’adapter aux évolutions et motivations individuelles éminemment variables, mais aussi « agile ».

3. Veiller à la qualité de l’ambiance

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La qualité de l’ambiance tient essentiellement à deux composantes : confiance et bienveillance. Tout le reste – reconnaissance, respect, souci d’autrui, autonomie, partage de l’information, engagement, prise de risque et innovation, etc… – en découle.

Tous – direction, managers et managés, représentants du personnel – en sont les artisans, même si la valeur de l’exemple croit au fur et à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie.
Ce qui est certain, c’est que faire confiance et se comporter de manière bienveillante recèle des trésors !

Plus facile à dire qu’à faire, certes !
Mais…

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » - Sénèque

Auteur >> Monique Pierson, fondatrice de DIAG’EXPERT

Ouvrage > Et si on décidait d’être heureux même au travail ?

Monique

Crédit illustrations > Alma et Chimène

Crédit image [bandeau] > Le Bonheur est dans le pré

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